Autrefois une île de résidence: la diaspora Vietnamienne en Nouvelle-Calédonie

« D’ viens-tu?» Pour ceux d’entre nous qui sommes immigrants aux États-Unix ou ailleurs, c’est une question qui vous a sûrement été posée. Pour moi, arrivée en tant qu’adolescente à North Hollywood, l’épicentre de culture Californienne, cette question m’a été posée autant par les Américains que par les Vietnamiens Américains. Déroutée par cette question existentielle, je répondais: «Je suis Vietnamienne, je viens de la Nouvelle-Calédonie, donc je suis aussi Française.» Leur expression perdue après ma réponse confirmait qu’en effet, pour eux, tout cela était du charabia.

Il y a un chapitre manquant dans l’histoire de la diaspora Vietnamienne et qui explique ma réponse insolite. D’ailleurs, cela fait seulement quelques années que j’ai moi-même appris les détails de cette histoire.

Je suis arrivée en Nouvelle-Calédonie du Vietnam à l’âge de six ans, non pas parce que je faisais partie d’une vague organisée de réfugiés, mais plutôt parce que ma famille pensait que j’aurais de meilleures opportunités de développement et de carrière. Avant d’aller à l’école, je regardais l’océan Pacifique tous les matins du balcon de ma maison, scrutant le récif au delà de la fumée grise et épaisse de l’usine de nickel, en me demandant: comment suis-je parvenue ici? Je ne me sens pas chez moi ici. Quelle sera ma vie sur sur cette île abandonnée au milieu de nulle part?

Ce que j’aurais bien aimé savoir à ce moment-là, c’est que la première génération à quitter le Vietnam pour la Nouvelle-Calédonie était arrivée bien avant moi. Ceci est l’histoire abrégée de cette communauté qui m’est chère – les « Chân Đăng », les premiers Vietnamiens qui se sont installés sur l’île Française de la Nouvelle-Calédonie à la fin du XIXe siècle. Leurs expériences mettent en éclairage un chapitre sombre du colonialisme français et du processus difficile de la décolonisation, toujours d’actualité de nos jours. Leur périple inavouable et décharné pour «réussir» dans leur nouveau pays surligne les traumatismes dont témoignent tous les immigrants réfugiés, et les questions d’identité que nous partageons dans la diaspora à travers le monde et les générations.

Ils sont venus en Nouvelle-Calédonie en tant que travailleurs sous contrat

Nichée au cœur du Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie est le cliché de la carte postale de vacances de rêve. Entourée par un lagon bleu azur inimaginable que l’ Unesco a reconnu au titre du patrimoine mondial, ce territoire français a été surnommé « l’île la plus proche du paradis » par un écrivain japonais. Un visiteur de Suisse me l’a décrit un jour comme « Paris avec une plage », faisant allusion à la forte emprise politique, économique et culturelle par la France sur l’île depuis 1853.

L’histoire de la Nouvelle Calédonie moderne commence en 1864 avec l’envoi au bagne de prisonniers français de leurs patries européennes et africaines. Son histoire commence également avec les travailleurs Vietnamiens qui sont arrivés sur l’île à partir de 1891 en tant que travailleurs sous-contrats dans les mines de nickel et de chrome de l’île, contribuant ainsi à positionner la France sur la carte du commerce mondial.

Usine de nickel au coucher de soleil. Photo par Kenji Atsé (IG: @katsephotography)

Le nickel est indispensable pour l’élaboration d’acier inoxydable, et la Nouvelle-Calédonie détient jusqu’à 25% des réserves mondiales de nickel. Quand l’exploitation de minerai débute en 1873, les colons français avaient besoin de travailleurs pour extraire cet or vert, alors qu’ils ne s’entendaient pas avec les Mélanésiens – les Kanak – qui se révoltaient parfois contre le régime colonial français. Les Français ont donc envoyé un message à leurs confrères au Vietnam et aux autres pays occupés par la France pour qu’ils recrutent de la main d’œuvre. Au Tonkin, dans le nord du Vietnam, les hommes et les femmes luttaient contre la famine pendant que les forces françaises prenaient contrôle de la région. La garantie d’un salaire pendant cinq ans et 700 grammes de riz par jour sur une île paisible étaient des arguments facilement convaiquants. Ils pourraient renvoyer de l’argent pour nourrir leur famille. Les épargnes pourraient même leur permettre d’acheter un petit bout de rizière à leur retour dans leurs villages et garder leurs familles nombreuses à l’écart de la famine. Comme la plupart des recrutés étaient illettrés, ils ont signé à la hâte le contrat de cinq ans et montèrent à bord du navire, seulement pour ce rendre compte que cette « île d’espoir » n’en était pas du tout une.

En 1891, environ 790 Vietnamiens, dont 50 femmes, arrivèrent en Nouvelle-Calédonie sur un navire nommé Chéribon. À leur arrivée, ceux qui survécurent le voyage d’un mois ont été immatriculés avec un numéro sur leur nouvelle pièce d’identité, car leurs noms ont été jugés trop difficiles à prononcer. Ils se sont surnommés les Chân Đăng, ou pieds engagés. Une journée typique commençait à 5 heures du matin et se terminait après le coucher du soleil, parfois sans pause pour boir, avec la moitié de la ration de riz quotidienne promise. Avec plus de travail que de main-d’œuvre disponible, leurs surveillants furent recours au fouet et à d’autres châtiments corporels. Les travailleurs ne pouvaient pas quitter leur zone désignée sans autorisation légale; la rébellion était inenvisageable. Malgré ces conditions à la limite de l’esclavage, plus de travailleurs Vietnamiens arrivèrent dans les années 1930, ainsi que des Indonésiens et des Japonais. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la France annula la plupart de ses accords avec l’Indochine et les Chân Đăng ne purent plus rentrer au pays natal. En juin 1945, le gouvernement français libéra tous les Chân Đăng de leurs contrats de travail.      

Les travailleurs sous contrat en Nouvelle Calédonie en années 1890 se nommèrent Chân Đăng, “pieds engagés.”

Les américains GI en Nouvelle-Calédonie et la naissance de la classe moyenne Vietnamienne 

Exilés de leur pays d’origine et sans travail, de nombreux travailleurs Vietnamiens s’installèrent à Nouméa, la capitale située à 250 km au Sud des mines de nickel. Avec leurs maigres épargnes, plusieurs Vietnamiens lancèrent de nouveaux petits commerces: blanchisseries, tailleurs, bazars, magasins vente de tout et restaurants. À la fin de 1941, après l’attaque des Japonais contre Pearl Harbor, les États-Unis et les forces alliées dirigèrent leurs ressources militaires pour combattre l’ennemi dans le Pacifique Sud. Située entre les États-Unis et l’Australie et protégée par une barrière de corail, la Nouvelle Calédonie fût la base idéale pour la flotte de la marine américaine.

De 1942 à 1946, un million de soldats américains séjournèrent à Nouméa, dépassant parfois le nombre d’habitants. Les GI ont amené avec eux le jazz, les voitures GMC, le chewing-gum et le Coca Cola, propulsant cette ville assoupie dans la modernité. Les entrepreneurs, y compris des Vietnamiens, ont prospéré de par leur présence: les restaurants, bars et magasins se sont multipliés de jour au lendemain.

Exil inverse: la première génération née en Nouvelle-Calédonie est expatriée au Vietnam 

Cette période de prospérité et de bonheur fût de courte durée. En mai 1954, la bataille de Điện Biên Phủ au Nord du Vietnam donna l’espoir aux Chân Đăng que le Vietnam pourrait devenir indépendant et qu’ils pourraient être en mesure de retourner au pays natal. En 1956-1958, une vague anti-asiatique balaya le monde, y compris en Nouvelle-Calédonie. Les Vietnamiens devinrent la cible des campagnes anti-Vietnamiens du gouvernement français avec des slogans tels que « Acheter Vietnamien, c’est trahir la France »  et « Vietnamien, dehors! » Par conséquent, tous les Chân Đăng furent forcés à quitter la Nouvelle Calédonie.

Pour la première fois, la communauté Vietnamienne de Nouvelle-Calédonie se sépara en deux camps idéologiques: ceux qui s’identifiaient aux combattants victorieux du Nord-Vietnam et voulaient rentrer chez eux, et ceux qui se rangèrent aux côtés des Français, car ils craignaient de se faire persécuter et tant que catholiques face au régime devenu communiste. Devenus indésirables sur l’île, de nombreux Chân Đăngs repartirent au Vietnam entre 1960 et 1964.

Avec leurs épargnes précieuses et les meubles qu’il pouvaient entasser sur le navire, ils ont embarqué à bord du Queen Eastern avec leurs enfants nés en Nouvelle-Calédonie. Cette deuxième génération a été déportée contre leur gré, c’est-à-dire, expatriée vers une nation qu’ils n’ont jamais connue. Ils ont quitté la Nouvelle Calédonie – leur pays natal – leurs amis et leur mode de vie occidentale. En voulant minimiser les traumatismes liés à leur départ du Vietnam, les Chân Đăngs ont fondamentalement transmis les détresses liées aux déplacements à leurs propres enfants. Certains de ces derniers, comme l’écrivain Jean Vanmai , se sont cachés en ville, ou on sauté du navire pour échapper leur envoi forcé au Vietnam. En 1963, il restait moins de 1 000 Vietnamiens en Nouvelle Calédonie.

Sur la réconciliation et l’assimilation

Combien de générations faut-il pour qu’une communauté transplantée soit assimilée?
Est-il vraiment possible de le faire?

À partir de 1946, les Kanak et les minorités, y compris les Vietnamiens en Nouvelle Calédonie, obtinrent la nationalité française. Cela leur permetit de voter aux élections locales et nationales françaises. Un an plus tard, ils ont été autorisés à suivre le système scolaire français, ce qui leur permetit d’accéder aux emplois administratifs. Peu à peu, ils s’intègrent à la population commune. Une association Vietnamienne fut créée pour encourager les relations avec le Vietnam et préserver les traditions Vietnamiennes, comme le Têt.

Tathan, un caractère dans la série de bande dessinée bien connue en Nouvelle Calédonie créée par Bernard Berger, La Brousse en Folie, représente la communauté asiatique commerçante, qui est principalement Vietnamienne.

Aujourd’hui, une statue en bronze commémorant les premiers Vietnamiens en Nouvelle Calédonie est nouvellement érigée près de la porte marquant le début du Chinatown dans le centre ville. C’est un quartier où les descendants de Chân Đăng, ainsi que de récents immigrants Vietnamiens et chinois, gèrent des magasins de linge, des merceries et des snack bars.

Statue commémorant les Chân Đăng, les premiers Vietnamiens à s’installer en Nouvelle Calédonie à partir de 1891. Nouméa, Nouvelle Calédonie. Photo par Kenji Atsé (IG: @katsephotography)

En 2013, un groupe des dernier survivants Chân Đăng retournés par force au Vietnam est revenu en Nouvelle Calédonie pour une visite émouvante. C’etait leur première visite et probablement la dernière après 50 ans d’exil.

Aujourd’hui, il y a environ 2 300 Vietnamiens qui vivent en Nouvelle Calédonie, ce qui représente 1% de la population de l’île, mais ce taux ne compte pas ceux qui s’identifient comme métisses. Ma famille fait partie de ce 1%, mais leurs enfants ne sont probablement pas comptés dans ce chiffre car ils sont tous métissés, comme la plupart des enfants sur l’île. Il est difficile de distinguer les enfants des immigrants Vietnamiens récents de ceux descendants des 4ème ou 5ème générations de Chân Đăng.

Dans la minorité d’un groupe minoritaire, comment définit-on notre identité? Les français n’ont pas de nom pour les communautés ethniques intégrées depuis des générations en France, alors je suppose que nous sommes des « fran-viêts », ou « viêt caldoches. » Des accrocs du phở, des éclairs et du vin, nous avons grandi sur les mêmes programmes de varietés françaises, de dessins animés japonais importés en France, les feuilletons américains des années 80 comme Dallas et Dynasty, et maintenant Game of Thrones et Star Wars. Bien que cela ne correspond pas tout à fait au profil typique d’immigrants Vietnamiens aux Etats Unis, voilà le portrait sans retouche des Néo-Calédoniens Vietnamiens.         

Dans un pays où les Kanak demandent l’indépendance vis-à-vis de la France, où en sont les Vietnamiens? 

Où sont les allégeances des Vietnamiens dans ce milieu politique? Début novembre 2018, les Calédoniens ont voté sur leur avenir en répondant à une question: « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante? » 56% d’entre eux ont voté non pour que le pays reste un territoire français; ce sont les résultats de vote les plus récents et significatifs sur le sujet.

Ce serait facile d’analyser le vote comme un vote noirs contre blancs, alors qu’en réalité, la Nouvelle Calédonie reste une pléiade de réactions pour les 5% de la population qui sont indonésiens, Vietnamiens, wallisiens, tahitiens et martiniquais.

Pour de nombreux non-indigènes, y compris les Vietnamiens, voter pour rester partie de dans la France atténue le risque d’être déplacé ou exilé. C’est également parce que pour les groupes ethniques non-Kanak vivant en Nouvelle-Calédonie depuis des générations n’ont pas d’option possible – du moins pas encore – pour rester dans un pays indépendant, même si leur histoire s’apparente avec celle des Kanak. Les Vietnamiens en Nouvelle-Calédonie restent discrets dans la vie politique, sauf pour André Dang, un descendant des Chân Đăng, qui a forgé son identité dans la politique de l’île en assumant un rôle proéminent dans l’économie locale. « Mes parents n’avaient pas de noms, c’était des matricules. Mon père est mort sur les mines, » se souvient M. Dang. « Les Kanak ont été exclus comme nous dans le passé. »

André Dang, le magnat du nickel que vous ne connaissez pas

André Dang est fils de Chân Đăng né sur les mines de nickel. Son père décéda d’un accident de travail alors que M. Dang n’avait que dix-sept mois. Sa mère, qui travaillait également sous contrat, l’a élevé toute seule avec deux autres enfants en Nouvelle Calédonie, après avoir laissé trois enfants au Vietnam avant de venir sur l’île. M. Dang s’est sorti lui-même de la poussière des mines de nickel, défiant de nombreux obstacles. En partant de rien, il a bâti sa fortune dans les concessions automobiles, les stations-service et l’immobilier, et il ne s’est pas arrêté là. Dans sa cinquantaine, il fit une promesse à son ami Jean-Marie Tjibaou, le leader politique et culturel le plus important du mouvement indépendantiste Kanak. M. Dang a promis d’aider M. Tjibaou et son parti politique à s’approprier des terrains miniers appartenant aux Français et à les développer afin que la Calédonie obtienne plus d’indépendance économique. M. Dang se retrouva dans l’industrie minière, cette fois comme l’un des dirigeants et négociateurs au nom des Kanak.

Il n’y a aucun doute que son histoire d’entrepreneur devenu magnat de l’industrie minière devrait être citée dans le magazine Forbes. Ce qui est plus intriguant, c’est la manière audacieuse avec laquelle il a trouvé sa propre façon discrète et pragmatique de défendre l’indépendance de la Nouvelle Calédonie grâce à l’autonomie économique. Plus d’une fois appelé un Viet Cong par la presse locale sous contrôle français, M. Dang a également été accusé par le journal Le Point d’avoir financé les démarches des Kanak pour leur indépendance. Irrités par cet article, des loyalistes français ont incendié sa concession automobile et sa station-service en 1985, le forçant à s’exiler en Australie pendant six ans.

M. Tjibaou a été assassiné en 1989, mais M. Dang a tenu la promesse faite à son ami de revenir en Nouvelle Calédonie et d’aider les Kanak à construire leur propre mine de nickel. Au milieu des années 1990, M. Dang orchestra le financement complet pour l’achat de pluseiurs sites miniers et ensuite, la construction d’une usine métallurgique dans laquelle les Kanak contrôllent 51% du partenariat avec une société minière canadienne, un exploit sans précédent dans l’histoire coloniale de la Nouvelle Calédonie. À aujourd’hui, M. Dang dirige la société minière de SMSP en tant que président, à l’âge de 82 ans. Emmanuel, le fils de Jean-Marie Tjibaou, affirme: «Avant [Dang], l’économie c’était un truc de Blancs.” En d’autres termes, un étranger – un fils d’immigrant – devint une figure majeure dans l’histoire de la nation et place la Nouvelle Calédonie sur la carte mondiale du nickel.

Pourquoi l’histoire de la diaspora Vietnamienne est-elle importante?

Je relate cette page de l’histoire peu connue parce qu’en tant que mère de filles en Amérique, je suis consciente du pouvoir de la représentation, en particulier dans les presses et en politique. Et la représentation commence d’abord par nous situer dans l’histoire.

Pourquoi la représentation est-elle importante? Pour les enfants Vietnamiens qui ont quitté le Vietnam mais ne font pas partie de la grande vague d’immigrants vers les États-Unis après la chute de Saigon en 1975, qui se sont rendus en Nouvelle Calédonie, aux Nouvelles Hébrides (aujourd’hui Vanuatu), au Canada, en France, en Allemagne de l’Ouest, aux Philippines, même en Norvège, nous sommes des graines propagées par les vents qui ont germé et appris à pousser sans que personne ne sache comment nous distinguer. Nous faisons partie de la diaspora Vietnamienne, mais nous sommes encore à la recherche de notre identité.

Dans mon école primaire, il n’y avait qu’une seule autre Vietnamienne et nous sommes devenues amies non pas parce que nous nous entendions bien, mais parce que nous voulions savoir que nous n’étions pas seules au monde; nous voulions que quelqu’un nous reconnaisse et nous dise que nôtre expérience a de l’importance – que nous comptons. Connaître l’histoire des Chân Đăng, ceux qui m’ont précédé, m’aurait aidé à comprendre pourquoi des plats Vietnamiens comme le porc au sucre – la version locale du thịt kho, ou porc caramélisé – sont aussi communs que le steak frites sur l’île, ou que les nems – une version plus longue du rouleau de printemps – sont vendus dans la plupart des snack bars au centre ville et sur la plage. Si l’histoire des Vietnamiens en Nouvelle Calédonie avait été inclue dans les livres d’école, il aurait été plus facile de riposter quand on m’appelait « chinetoque » à l’école, l’équivalent de « chink » en anglais. C’est pourquoi les Chân Đăng appartiennent à l’histoire de la diaspora Vietnamienne, ainsi que les Vietnamiens dans celle de Nouvelle Calédonie et de la France.         

Cet essai est paru d’abord en anglais.
Traduction par Hélène Dina, Pierre Dina et François Cardona
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Contribué par: 

Hélène Dina est née au Vietnam et a grandi en Nouvelle Calédonie. Elle a immigré aux États-Unis à l’adolescence. Elle s’intéresse à des sujets tels que le post-colonialisme, le féminisme, la technologie, les voyages et la nourriture. Hélène est Consultante; elle conseille les entreprises en stratégie et organisation dans les secteurs de médias, réseaux sociaux, distribution et produits de grande consommation. Hélène est diplômée de l’Université de Californie, Berkeley. Elle est titulaire d’un master en management de Harvard Business School. Elle vit avec son mari et ses enfants à Los Angeles. Twitter: @helene_dina

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